Chapitre 1 - Bai Yunfei

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Il n’y avait qu’un seul empire sur le continent de Tianhun. Dans la province de Nuage Azure, le crépuscule tombait sur la ville de Talus.

« Ouf ! Enfin une bonne journée ! J’ai gagné vingt-trois pièces de cuivre aujourd’hui, ça suffit pour un petit pain cuit à la vapeur pour ce soir… », dit la voix fatiguée d’un jeune homme. Dissimulé par les murs d’une ruelle sombre alors qu’il la traversait, ce jeune homme se frottait son épaule douloureuse de la main. Ses vêtements étaient déchirés et son corps fatigué, mais il continuait de marcher sans difficulté tout en marmonnant.

Il s’appelait Bai Yunfei. Il était un jeune garçon de dix-huit ans d’une hauteur de 1.75m. Il arborait une coupe simple : ses cheveux étaient coupés courts. La pointe de son nez sortait de son visage mince et silencieux, et il avait des yeux très clairs. Bien qu’il ne soit pas beau, son visage n’était pas non plus vraiment désagréable à regarder. Grâce à ses nombreuses années de travail laborieux, son dos se courbait comme un arc à chaque fois qu’il se mettait à marcher, de sorte qu’il semblait plus faible qu’il ne l’était en réalité. Son corps pouvait  en fait être considéré comme étant bien bâtit, mais comme il ne mangeait pas souvent, il avait plus l’air mal nourrit qu’autre chose.

Après une dure journée de travail, il n’aspirait plus qu’à manger quelques petits pains cuits à la vapeur pour combler sa faim avant de retourner chez lui. Il vivait seul dans une hutte en ruine, et ce depuis ces 9 dernières années.

Aussi loin qu’il puisse se souvenir, Bai Yunfei n’a jamais connu son père. Sa mère et son grand-père ne lui ont également jamais rien dit à son sujet. A l’âge de cinq ans, la mère de Bai Yunfei est décédée d’une maladie, laissant au grand-père le soin de s’occuper de Bai Yunfei.

Mais hélas ! Le malheur n’avait pas jugé bon de quitter la famille Bai.

Lors du montage d’un stand de vente de sandales de pailles, le grand-père de Bai Yunfei avait bloqué la route à un noble local, ce qui a entraîné sa mort.

Pas trop longtemps après, lui aussi quitta Bai Yunfei, le laissant seul responsable de lui-même.

Bai Yunfei n’avait alors que neuf ans !

De tels événements n’étaient pas rares sur le continent. Les roturiers – surtout ceux du même acabit que la famille de Bai Yunfei – n’avaient pas de terres en leur possession, pas de travail et possédaient une maison tellement délabrée quelle en était invivable ! Aux yeux des nobles et des riches, ces « indésirables » avaient moins de valeur que les chiens errants.

Ainsi, Bai Yunfei se retrouva seul à l’âge de neuf ans ! Gravant l’amour de sa mère et la bienveillance de son grand-père à tout jamais dans son cœur, il choisit de serrer les dents et de continuer à vivre.

Ayant piteusement mendié deux jours et deux nuits durant, Bai Yunfei finit par trouver un emploi en tant que porteur de sacs de riz dans un grand-magasin. Mais ce n’était pas dû à la gentillesse du propriétaire, car celui-ci ne lui avait jamais donné plus d’un demi-cuivre.

A ses débuts, Bai Yunfei était alors seulement capable de gagner quelques rares pièces de cuivre par jour.

Il est arrivé plus d’une fois que Bai Yunfei estimait qu’il ne pourrait pas supporter sa situation plus longtemps. Tous les soirs, il se blottissait dans sa hutte délabrée et pleurait, accompagné de la plainte du vent qui hurlait au dehors. Et à chaque fois qu’il avait pleurait, une fois endormis, il se mettait à rêver que son aimable grand-père lui tapotait la tête tout en tissant une de ces paires de sandales, le tout en lui apprenant à lire.

Sa mère apparaissait également dans ces rêves. Embrassant Bai Yunfei sur le front, elle pointait les nuages du doigt pour qu’il puisse les voir et disait : « Un jour, quand mon petit Yunfei aura grandi, il sera comme un de ces nuages blanc dans le ciel, flottant librement sans souci sous les cieux… »

Le lendemain matin, il essuyait ses larmes et continuait à déplacer de lourds sacs de riz.

Ainsi, neuf années passèrent…

Au cours de ces neuf années, Bai Yunfei a expérimenté tous les aspects de la nature humaine et a compris à quel point le monde pouvait être sombre… Mais tout ce qu’il pouvait faire au quotidien était de travailler dur et de compter sur lui-même pour survivre tant bien que mal.

Il existait en fait énormément de roturiers collés aux plus bas échelons de la société, tout comme lui. Beaucoup d’entre eux, oppressés par l’existence, ont décidé de lâcher prise, mais Bai Yunfei avait décidé de ne pas suivre leur exemple. Chaque cuivre qu’il gagnait, chaque grain qu’il mangeait ; tout était gagné par le travail, étape par étape.

Une fois, il avait fait une promesse à son grand-père : « Vivre la vie avec la conscience tranquille.»

Beaucoup de personnes se moquaient du dévouement que Bai Yunfei attachait à ces paroles ; « Une conscience tranquille ? Ne me faites pas rire. Dans ce monde cruel, une conscience tranquille ne vaut même pas un pet ! »

Et pourtant, cela n’a jamais affecté Bai Yunfei qui ne s’est jamais soucié d’écouter les gens qui disaient cela ! Prêt à en découdre avec l’existence, Bai Yunfei avait jusque-là vécut avec la conscience tranquille, tel qu’il en avait fait la promesse.

Peu importe les contraintes de la vie, peu importe ses maigres revenus, et peu importe sa pauvreté, il avait jusqu’alors vécut comme le lui avait dit son grand-père !

« Comparé à avant, mon corps est beaucoup plus fort ! Si je peux porter quelques sacs de riz tous les jours, alors je gagnerai peut-être quelques pièces de cuivre de plus et pourrai alors réparer la tombe de maman et de grand-père ! », pensa Bai Yunfei tout en marchant.

Bai Yunfei décida d’accélérer son rythme de marche : plus tôt il serait sorti de cette ruelle, plus tôt il pourrait acheter ces petits pains cuits à la vapeur, et plus tôt il les aura acheté, plus tôt il sera de retour chez lui !

Mais juste au moment où il baissait la tête pour accélérer la cadence, une fissure s’ouvrit dans le ciel. De la brume noir en sortait et un petit livre avec.

Que ce soit à dessein ou par accident, la brume noir descendit directement vers Bai Yunfei et fusionna avec son corps.

L’esprit de Bai Yunfei se vida complètement. Peu de temps après, il perdit connaissance et s’effondra à même le sol.

Au moment où son corps atteignit le sol, une boule transparente sortit de la fissure dans le ciel et se dirigea vers le jeune homme inconscient, mais au lieu d’entrer dans son corps comme l’avait fait la brume noir un petit peu plus tôt, elle l’enveloppa à l’extérieur ; elle s’étendit et recouvrit tout son corps.

............

Chaque monde avait ses propres lois. Chaque fois qu’un avion tentait d’entrer dans un autre monde, les lois de ce monde le rejetaient  et essayaient de le détruire.

Mais !

S’il était capable d’entrer dans le monde, alors les lois de ce monde l’assimileraient.

Les fragments d’âmes et le livre qui étaient entrés dans le corps de Bai Yunfei commençaient déjà à fusionner avec lui ! Après que les lois de ce monde aient entouré le corps de Bai Yunfei, elles réussirent à détruire les fragments qui n’avaient pas encore fusionné avec lui avant de disparaître comme si de rien ne s’était passé !

Sur le sol, Bai Yunfei avait juste l’air de dormir !

Environs dix minutes s’écoulèrent avant qu’il ne commence à remuer. Bai Yunfei de redressa en position assise. Ses yeux étaient encore flous et il avait l’air perdu. Il n’avait clairement pas encore retrouvé ses esprits.

Encore étourdis, Bai Yunfei parvint à s’agripper au mur d’une main et à se gifler violement de l’autre. Il se parla alors à lui-même, mais on aurait dit qu’il s’adressait à quelqu’un d’autre…

« Je suis Tang Long…, Non ! Je suis Bai Yunfei… »

« Je viens de la Terre…, Non ! Je viens du continent de Tianhun… »

« Je suis un voyageur de dimension…, Non ! Je suis un roturier de la ville de Talus… »

« L’eau est faite d’oxygène et d’hydrogène… »

« Je dois économiser de l’argent pour réparer la tombe de maman et de grand-père ! »

« ….. »

« ….. »

Ces fragments d’âme n’avaient pas une conscience propre mais étaient constitués de fragments de souvenirs brisés. Après leur fusion avec Bai Yunfei, sa propre mémoire avait été légèrement altérée.

Chancelant dans la rue principale, le corps vacillant, Bai Yunfei ne se déplaçait plus qu’à l’instinct. Il n’était plus vraiment conscient de ce qu’il faisait et ne pouvait dire où il se dirigeait !

............

Il y a peu de temps encore, la rue grouillait de vie et de gens qui y passaient, mais maintenant, tout le monde se taisait et baissait la tête, marchant sur les côtés alors qu’un groupe d’homme se dirigeait de la porte orientale de la ville vers le centre.

A la tête de ce groupe se tenait un jeune homme élégamment habillé, drapé d’excellents vêtements. Ses sourcils étaient aussi fin que le tranchant d’une épée alors que ses yeux brillaient tels des étoiles. Ses cheveux étaient noués derrière son dos. Il agitait un éventail qui provoquait une petite brise rafraîchissante. Le cortège longeait alors les boutiques. De temps en temps, ses lèvres se tendaient en un sourire frivole alors qu’il semblait faire une réflexion à l’un de ses compagnons.

La personne qui se tenait à ses côté n’était autre qu’une ravissante jeune femme aux cheveux longs et vêtue d’une robe bleu clair confectionnée à partir de matériaux coûteux. Elle était mince et le ton de sa peau blanc clair, elle avait un long nez fin comme du jade et des lèvres rouges et fines. Ses yeux, écarquillés d’intérêt, suivaient le doigt du jeune homme qui l’accompagnait dans la rue.

Derrière eux se trouvait un homme d’âge moyen, plus costaud, qui se déplaçait les mains jointes derrière le dos. Il marchait assez lentement que pour pouvoir rester derrière les deux jeunes. Un léger sourire pouvait être aperçu sur son visage alors qu’il les observait de derrière.

Deux autres hommes habillés comme des gardes du corps se tenaient de part et d’autre de lui, une épée ceinte à la taille. Leur façon de marcher paraissait désinvolte mais ils balayaient de temps en temps la foule des yeux. Quiconque croisait leur regard baissait immédiatement la tête avec un sentiment mêlé de crainte et de respect. 

Après eux venait un groupe composé d’hommes habillés en serviteurs. Chacun d’eux portait une boîte d’apparence lourde. Mais malgré le poids de leur charge, ils marchaient d’une allure assuré et facile, montrant qu’ils n’étaient pas faible du tout.

Il s’agissait en fait de la famille la plus influente de la ville de Talus, le clan des Zhang. Non seulement ils contrôlaient plus de la moitié des commerces de la ville, mais en plus ils étaient une famille de cultivateurs. Dans toute l’immensité du continent de Tianhun, cette famille n’avait aucune valeur, mais dans la région de la ville de Talus, même le maire de la ville leurs montrait du respect.

Quand le fils héritier du clan des Zhang marchait sur la route, aucun roturier n’osait se trouver sur son chemin.

 « Petite sœur Meng’er, comme il est inattendu pour moi de te voir apparaître de Talus en compagnie de mon père. Tu aurais dû m’envoyer quelques nouvelles à l’avance pour que je puisse te préparer un accueil plus intéressant ! »

Le jeune homme sourit doucement à la jeune femme. Cet homme était l’héritier légitime du clan des Zhang, Zhang Yang.

Cependant la jeune femme répondant au nom de Meng’er ne changea pas d’expression à la flatterie de Zhang Yang. Elle lui répondit simplement : « J’ai rencontré Oncle Zhang alors que je visitais la ville de Cathalya. J’ai sauté sur l’occasion pour aller rendre visite à Tante, il n’y avait donc nullement besoin de préparer quoique ce soit pour ma venue ! Je repars dans quelques jours, il n’y a donc pas besoin de faire quelque chose de spécial. »

 Les sourcils de la jeune femme se rejoignirent alors qu’elle finissait sa phrase, comme si elle venait de penser à quelque chose… « De même, ne m’appelle pas Meng’er. Je ne suis pas ta sœur. Appelle moi plutôt par mon vrai nom, Liu Meng ! »

Malgré l’indifférence non cachée que Liu Meng montrait à son égard, Zhang Yang ne se décourageait pas. « Haha, petite sœur Meng’er, que dites-vous ? Vous plus que tout le monde devriez savoir ce que les anciens planifient à propos de nous. Nous sommes presque fiancés. »

 « Je n’ai pas envie de penser à cela maintenant. La seule raison pour laquelle je me promène  avec vous pour le moment est parce que je n’arrive pas à percer vers le stade de Guerrier de l’âme de niveau intermédiaire ! Je voulais juste penser à autre chose pendant un instant avant de retourner m’entraîner sans être dérangée. », dit Liu Meng en l’interrompant.

« Wha-tu as presque atteint le stade moyen du guerrier de l’âme ?! Je me souviens que nous avions passé l’étape de disciple de l’âme en même temps ! C’était il y a seulement un an ! Je suis un disciple de l’âme de niveau intermédiaire maintenant, mais vous avez déjà beaucoup progressé ! » Cette fois-ci, Zhang Yang n’essayait plus de cacher son étonnement à Liu Meng, et laissa échapper un cri de surprise à la place !

Du mépris s’afficha sur le visage de Liu Meng pendant un court instant. Détournant les yeux pour balayer la rue du regard, elle lâcha : « Je ne suis effectivement pas comme certaines personnes qui ne font rien de leur journée ! »

« Errr… » Zhang Yang était plutôt embarrassé par ses propos. Changeant de sujet, il leva les yeux avec un sourire et désigna un étal d’une rue à proximité, « Petite soeu-ah-je veux dire, Liu Meng. Il y a un étal vendant des Tanghulu là-bas, je sais que beaucoup de fille adorent manger cela ! Puisque vous vous détendez avant de reprendre votre entraînement, et que je suis sûr que vous ne mangez pas beaucoup, laissez-moi vous acheter une brochette ! »

S’éloignant sur ces mots, Zhang Yang s’empara une brochette de tanghulu avant de retourner aux côtés de Liu Meng. Malgré le vol, le vendeur fit semblant de ne pas paraître mécontent ; au lieu de cela, il se força à figer un sourire affectueux et bienveillant sur son visage de vieillard…

Curieusement, Liu Meng prit ce qui lui était offert sans discuter. Une langue rose sortit de ses lèvres et lécha le glaçage. Cela la fit sourire. Zhang Yang avait tellement peu eu l’occasion de la voir sourire- comme une fleur de prunier en hiver- qu’il ne put s’empêcher de la regarder d’un regard passionné.

Et le groupe continua son voyage vers le centre de la ville alors que Zhang Yang continuait à acheter plusieurs bibelots pour le plaisir de Liu Meng, cela dans l’espoir de la voir lui sourire à nouveau…

Ils venaient juste de passer dans une ruelle ombragée quand un jeune homme plutôt distrait en apparence et vêtu de vêtement en piteux états, fit irruption. Murmurant de façon incohérente sans s’arrêter, il semblait même ne pas avoir remarqué le groupe de personnes dans la rue ! Il continua donc de marcher droit devant lui, quand tout à coup, il bouscula Liu Meng !

L’apparition de ce jeune homme était très soudaine, et Liu Meng, alors occupée à parler avec Zhang Yang, ne s’attendait pas à ce qu’il vienne droit sur elle, et en raison de l’état de confusion dans lequel était alors plongé Bai Yunfei, il n’y avait eu aucune intention d’entrer en collision avec elle. En raison de ce manque évident d’intention de sa part, elle était incapable de l’identifier comme étant un cultivateur, ce qui fit qu’elle ne fit pas attention à lui et qu’elle tomba.

…..

A ce moment-là, Bai Yunfei ne pouvait ressentir qu’un gros mal de tête. Toutes sortes d’informations n’arrêtaient pas de circuler dans sa tête en continu, et même maintenant, il n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait.

Soudain, Bai Yunfei sentit son corps se heurter à quelque chose avant de tomber par terre. Il sentit ensuite quelque chose de doux ainsi qu’un parfum délicat…

Il ne savait pas si c’était la collision, la chute, la sensation de douceur ou le parfum qui lui fit reprendre conscience, mais quoi qu’il en soit, il retrouva le contrôle de son corps.

Bien que ce ne soit pas un retour à la conscience pleine et entière.

Secouant la tête, Bai Yunfei se redressa avant de prendre conscience de la situation.

-Une jeune femme en robe bleu était assise par terre devant lui. Stupéfaite, son visage délicat était incliné vers le haut mais aucun son ne sortait de sa bouche.

« Er… Mademoiselle, je suis désolé. Je ne voulais pas vous bousculer. » Réfléchissant à la situation, Bai Yunfei avait réalisé qu’il avait dû la faire tomber et se dépêcha donc se s’excuser.

S’accroupissant pour prendre la main de la jeune fille, Bai Yunfei l’aida à se relever d’une façon très naturelle.

C’est à ce moment-là qu’il remarqua le tanghulu sur le sol. Embarrassé, Bai Yunfei regarda à gauche puis à droite et aperçu un marchand de cette sur le côté de la route.

Pour plaire à Liu Meng, Zhang Yang avait ordonné au vendeur de les accompagner dans leur promenade.

Courant après lui, Bai Yunfei donna une pièce de cuivre au vendeur et revint avec un tanghulu.

« Mademoiselle, voici un tanghulu en compensation. J’espère que vous saurez me pardonner, je ne l’avais pas fait exp-  »

« Bang ! » Avant même qu’il ne puisse terminer sa phrase, quelque chose de puissant le frappa au niveau de sa taille, du côté gauche. Il se plia de douleur avant de s’effondrer dans la rue !

La jambe droite de Zhang Yang retomba doucement sur le sol. Son corps entier tremblait d’indignation, et une expression malveillante était fichée sur son visage, contrastant avec l’attitude bienveillante qu’il affichait deux minutes plus tôt !

Foudroyant Bai Yunfei, une véritable intention de tuer était visible dans les yeux de Zhang Yang.

« Vous ! Malheureux ! Comment osez-vous maltraiter ma Meng’er ! Je vais… Je vais vous tuer ! »

 

 

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Date de dernière mise à jour : 16/02/2018

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